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Si le projet de base de la pratique bouddhique la plus
courante est de démasquer l'illusion de l'ego pour ce qu'elle est, un
des principaux axe d'attaque est le désir. Le désir est considéré, dans
la littérature bouddhique, comme un poison, une "maladie". Il n'y a
aucun être vivant dans un corps qui ne soit pas sujet au désir. L'opposé du désir est l'aversion, repousser tout ce qui nous déplaît étant en opposition à vouloir saisir tout ce qui nous plaît. L'aversion aussi doit être atténuée. Convoitise, aversion et leur pair, l'illusion, sont les erreurs de base, les faiblesses de caractère qui nous conduisent à travers le pénible cycle des renaissances. Elles sont représentées symboliquement dans la roue de la vie par un coq, un serpent, et un cochon qui se chassent mutuellement et se mordent la queue dans un cercle sans fin. |
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Voici des extraits de la Sutra (Sutta) Pitaka (Corbeille
de l'enseignement) du Canon Pali de la doctrine du Bouddha Gautama: |
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Extraits de la deuxième proposition. |
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| Le
triple désir
Il existe le désir sensuel, le désir d'existence
éternelle (croyance en l'éternité, croyance en une entité-ego absolue
et éternelle persistant indépendamment de notre corps), le désir de
bonheur temporel.(croyance de l'idée matérialiste d'un ego plus ou
moins annihilé par la mort et n'ayant aucune relation avec le temps
d'avant la naissance ou d'après la mort) M.38 Si, lorsque l'on perçoit une forme visible, un son, une odeur, un goût, un contact physique, ou une idée dans l'esprit, l'objet est perçu est agréable, l'on est attiré vers lui; s'il est désagréable, on en est éloigné." |
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| Extraits
de la troisième noble proposition. La Noble Vérité de l'extinction de la Souffrance. D.22 Et qu'est ce que la Noble Vérité
de l'Extinction de la Souffrance?
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Robert Rougeaux, orientaliste et interprère-traducteur en arabe, qui a étudié la question de la transmission orale et connaît les problèmes liés à la tradition orale, propose une autre manière d'éclairer les notions de désir et d'énergie : "Concernant le désir, j'ai longtemps cru qu'il y avait une contradiction dans le bouddhisme fondée sur le fait, qu'après tout, s'engager sur la voie de la libérationc'est "désirer" être libéré de toute souffrance ? Le bouddhisme utiliserait alors ce qu'il est censé combattre et éradiquer ? Je pense qu'il faut en fait distinguer le désir de l'aspiration qui répond, elle, à un appel intérieur. Quant au désir, on ne peut nier son existence, sauf si l'on est éveillé mais alors il n'y a plus lieu de s'en préoccuper, et je pense que c'est quelque chose de "naturel". Le danger ne réside donc pas tant dans le désir que dans l'attachement qu'on lui porte, l'énergie rapide et puissante qui fait que l'on accepte de donner cours à ce désir. Il est possible par la méditation mais aussi et peut-être tout autant par la pratique de l'attention de distinguer la phase de naissance de cette énergie et, progressivement, de la contrôler de mieux en mieux. Ceci m'amène au second point : les énergies, le karma. Toutes ce petites (ou grandes) décharges énergétiques alimentent une "empreinte énergétique" qui possède sa propre existence et participe à notre comportement. Schématiquement, il y a une énergie qui définit nos polarités fondamentales qui se traduisent par des tendances. Alors bien sûr, cela sous-tend une notion de cause à effet mais pas dans le sens communément admis. Cette énergie n'est pas figée puisqu'elle est constament alimentée par l'attachement aux innombrables désirs que nous assouvissons chaque jour. On peut donc la voir sous des aspects positifs ou négatifs. Son orientation peut être infléchie par les conditions du moment (dans quel état d'esprit nous sommes). Elle est impersonnelle. Elle ne correspond pas à Un Tel mais à l'empreinte énergétique qu'il a constituée et qu'il laissera à sa mort. Je pense que ces précisions peuvent aider à mieux comprendre la bouddhisme tantrique : les divinités paisibles et courroucées, l'importance de l'état d'esprit dans lequel se trouve le mourant, les règles de conduite morale et éthique, etc., mais aussi le bouddhisme tout court." (Rougeaux Robert, contribution du 31/01/2010). |
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