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LES CONCEPTS PRINCIPAUXThierry MERLE© -www.metapsychologie.com : Pour cette partie j'ai demandé à Thierry la permission de citation qu'il ma donnée gracieusement. J'ai résumé ou occulté certaines parties de sa présentation, dans un but de simplification mais en évitant des distorsions trop importantes, et en fonction des thèmes que je souhaite aborder dans la synthèse avec les théories de Jung et bouddhique. Je ne parle que brièvement du mécanisme de refoulement qui est pourtant un pôle important dans la théorie de Freud et je renvoie l'internaute au site de Thierry Merle. |
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L'INCONSCIENTIl se produit fréquemment chez les individus des actes psychiques
qui présupposent d'autres actes hors de la conscience (allusion
aux actes manqués, lapsus et plus tard à des symptômes).
L'inconscient est le déterminant
de tous les phénomènes conscients, on parle de " primat
" de l'inconscient. L'inconscient est atemporel (les contenus
ne sont pas soumis au déroulement réel du temps), immortel
(cela ne veut pas dire que l'inconscient d'un individu ne meurt pas
mais qu'il ne conçoit pas sa propre mort) et toujours vrai (
a toujours raison, l'expression de l'inconscient est liée à
la nature des phénomènes et est régie par les mêmes
lois que cette nature, indépendamment des jugements et conventions
d'ordre humain). Ces caractéristiques se comprennent dès
l'instant que l'on imagine un espace psychique dénué de
pôle de conscience et donc non connecté à la réalité
(la réalité extérieure est remplacée par une
réalité psychique). |
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LES PRINCIPES DE PLAISIR & DE RÉALITÉL'activité psychique est orientée vers la recherche du
plaisir et l'évitement du déplaisir, lequel augmente la
tension à l'intérieur de l'appareil psychique. Le principe
de plaisir s'oppose au principe de réalité qui apparaît,
au cours du développement, comme une modification adaptative du
principe de plaisir. Chez les sujets sains, la recherche de la satisfaction
tient compte du principe de réalité.
Au fur et à mesure de la maturation de l'individu, le principe
de réalité domine le principe de plaisir. Cet échange
des rôles se poursuit tout au long de l'enfance jusqu'à la
puberté en ce qui concerne les pulsions du moi. Quant aux pulsions
sexuelles, elles sont d'abord auto-érotiques (d'abord dans le principe
du plaisir et donc hors du principe de réalité) puis, lorsqu'
apparaît l'objet, le principe de réalité est suspendu,
c'est la période de latence (marquée par une recrudescence
des fantasmes, masturbation). La pulsion sexuelle va donc rester assez
longtemps sous la domination du principe de plaisir. A la puberté
les pulsions sexuelles reprennent leur transformation qui doit les conduire
de l'auto-érotisme à l'amour objet. C'est précisément
au cours de cette phase qu'apparaissent les systèmes névrotiques. |
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LA PULSION |
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| La pulsion est le moteur
de l'activité psychique, elle se distingue de l'instinct et
représente une poussée constante qui a sa source dans
une excitation corporelle et dont le but est la suppression de
cette tension. La pulsion s'exprime par des représentations
et rend compte du conflit à l'intérieur de l'appareil psychique.
Dans la première topique, les pulsions sexuelles s'opposent aux
pulsions d'autoconservation, dans la seconde, le conflit résulte
de l'opposition entre la pulsion de vie (Éros, pulsions
sexuelles qui s'étayent sur les pulsions d'autoconservation) et
la pulsion de mort (Thanatos) qui tend à la réduction complète
des tensions. |
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MATÉRIAU INCONSCIENT |
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LE RÊVEDescription1· Le rêve est utile pour le rêveur, il est le gardien
du sommeil (par exemple un besoin externe est intégré
au rêve afin que le dormeur ne s’éveille pas). Les trois types de rêvesEn fonction du degré de rationalité et de vraisemblance de leur contenu. 1· Rêves " rêves clairs " : simples comme font les enfants (de
moins de 3 ans). L’idéeIl s’agit d’analyser comment le contenu manifeste a été
fabriqué à partir du contenu latent, mettre à jour
les procédés qu’utilise le sujet pour faire le travail du
rêve. |
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Les Mécanismes du rêve1· La transformation : Les idées ne sont pas uniquement
des concepts mais aussi des désirs (pensées du rêve
= latent). Les idées sont transformées en images.
Dans l’interprétation on remontera de l’image à la pensée.
Un certain nombre de ces images sont des symboles. En effet
les images représentant les désirs ne sont pas choisis au
hasard, elles arrivent inconsciemment par des chemins déjà
tracés. |
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LA CENSURE |
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| Pourquoi donc le rêve ne peut-il pas représenter de manière directe ce que voulait dire l’inconscient ? Le mécanisme principalement responsable est appelé " censure ", non seulement il déforme, mais fait aussi oublier avec une extrême rapidité, la majorité des rêves ou leurs détails les plus importants. Une fois établies, l’existence de cette " censure ", l’ultime question est : Que veut elle défendre, et pour quelle raison ? OUBLIS ET LAPSUS Les ratés de l’action ou de discours révèlent ce que leur auteur entendait soigneusement protéger. On oubli un nom pour oublier un autre contenu qu’on veut garder refoulé, on oubli le nom qui lui est lié par un lien associatif. De même pour les actes manqués qui attestent que le résultat visé d’un acte n’est pas atteint (cet acte nommé "manqué" est en fait "réussi" au regard de l'inconscient). Le lapsus et les actes manqués sont le produit du conflit entre deux intentions, l’une manifeste, l’autre refoulée. Ils sont la résultante, le compromis entre l’agir ou le dire et une force antagoniste qui, elle aussi, veut s’exprimer et qui utilisera l’erreur dans le langage ou l’action. La résultante de ces forces produit les manifestations dont on vient de parler mais aussi le rêve et les symptômes névrotiques. |
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LE REFOULEMENT"L'essence du refoulement ne consiste qu' en ceci: mettre à l'écart et tenir à distance du conscient."(Métapsychologie, S. Freud) " Le refoulement est, ..., le processus grâce auquel un acte susceptible de devenir conscient, c'est-à-dire faisant partie de la préconscience, devient inconscient. Et il y a encore refoulement lorsque l'acte psychique inconscient n'est même pas admis dans le système préconscient voisin, la censure l'arrêtant au passage et lui faisant rebrousser chemin." (Introduction à la psychanalyse, p. 321, 322) Le refoulement d'une motion pulsionnelle, un désir, se met en
place lorsque le motif de déplaisir a une puissance supérieure
à celle du plaisir de satisfaction. Ce mécanisme de défense
n'est pas présent à l'origine, et ne peut se constituer
que lorsque la séparation entre activité consciente et activité
inconsciente est bien marquée. Il s'institue en deux fois: d'abord
un refoulement originaire, puis un refoulement secondaire qui sera le
refoulement après-coup, et qui correspond à la notion courante
du refoulement. |
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THÉORIE DE LA LIBIDOSexualité infantileFreud fait observer l’omniprésence durant l’enfance d’une pulsion
sexuelle essentiellement auto-érotique, d’abord orale, puis anale
et enfin génitale. L’enfant présente des conduites exhibitionnistes,
voyeuristes, masochistes et sadiques. Freud viendra à le définir
comme un pervers polymorphe potentiel. Il abolit ainsi la frontière
entre la sexualité des anormaux (les pervers) et la sexualité
normale et affirme que l’enfant est conscient de son sexe bien avant la
puberté. |
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LE COMPLEXE D'OEDIPE |
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| Rappel du mythe : " Un oracle apprend au roi Laïos et à son épouse Jocaste que leur enfant Œdipe tuera son père et épousera sa mère. Œdipe est alors exposé par ses parents sur le Cithéron vers une mort certaine, mais il est recueilli par Polybos, roi de Corinthe. Fuyant sa patrie pour échapper à la prédiction, il se querelle avec un voyageur sur une route de Phocide, et le tue : c’était Laïos. Arrivé à Thèbes, il répond aux questions du Sphinx qui dévorait ceux qui ne trouvaient pas les réponses. Le Sphinx se tua par dépit. En témoignage de leur gratitude les thébains le proclame roi et il épouse Jocaste…sa mère. " Au début de sa vie l’enfant fait une dyade avec sa mère (elle l’a mis au monde et assure sa subsistance –allaitement), puis entre 3 et 5 ans le complexe d’Œdipe se met en marche, il se caractérise à l’image du mythe de la manière suivante : Pour le garçon : par l’amour (investissement libidinal) exclusif pour sa mère (désir inconscient de remplacer le père) et par une jalousie envers le père qui sépare l’enfant de sa mère. Ces sentiments d'hostilité envers le père alimentent les fantasmes de castration du jeune garçon et le soustraient temporairement à sa culpabilité. Pour la fille, la petite fille se sent déjà castrée, castration qu'elle attribue à la mère. Le sevrage, l’éducation, la naissance d’un frère ou une sœur détournent la fillette de sa mère et cet amour (investissement libidinal) est reporté sur le père (désir inconscient de remplacer la mère et d’avoir un enfant du père). |
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| L’Œdipe inversé : Pour le garçon : dans certains cas l’attachement libidinal
au père fait que le jeune enfant prend son père pour modèle
à imiter. Le jeune garçon investit son père et veut
lui plaire pour permettre l’identification (séduction passive qui
peut se superposer au premier schéma) |
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MOI, SURMOI, ET IDÉAL DU MOI |
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| Freud : Le Surmoi représente tous les interdits, les enseignements, une morale intégrée de telle sorte que nous la considérons comme faisant partie de nous même, comme notre propre création. |
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ORIGINES DE L'HUMANITÉTraitées dans Totem et Tabou, les prohibitions ancestrales
nous indiquent que l’inceste compte parmi nos pulsions primitives. Pourquoi
avoir interdit les relations incestueuses ? |
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LE NARCISSISMELa libido est le support représentatif des manifestations psychiques en terme de dynamique. La notion de narcissisme va permettre de mettre en évidence la libido en tant que force psychique quantitative. Pour Freud, il y a deux forces pulsionnelles : la pulsion du moi
(les tendances du moi) et la pulsion sexuelle (les tendances sexuelles).
Les tendances du moi découlent de l’instinct de conservation et
sont considérées comme asexuelles, les tendances sexuelle
aspirent à la sexualité. |
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