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" Comme je ne peux pas prétendre avoir finalisé une théorie claire et précise expliquant tout ou même la majeure partie de la complexité psychique, mon travail consiste en une série d'approches différentes, ou l'on pourrait dire, une approche par encerclement de différents facteurs inconnus. Cela fait qu'il est plutôt difficile de faire un compte rendu simple et clair de mes idées. De plus, j'ai toujours ressenti une responsabilité particulière à ne pas perdre de vue le fait que la psyché non seulement se révèle dans le cabinet de consultation du docteur, mais par dessus tout dans le vaste monde, ainsi que dans les profondeurs de l'histoire. Ce que le médecin observe des manifestations psychiques est une partie infinitésimale du monde psychique, et, qui plus est, souvent déformé par des conditions pathologiques. J'ai toujours été convaincu qu'une image juste de la psyché ne pourrait être obtenue que par une méthode comparative. Mais le grand inconvénient d'une telle méthode tient à ce qu'on ne peut pas éviter l'accumulation de matériau de comparaison, avec pour résultat que le profane est dérouté et perd ses repères dans le labyrinthe des parallèles…"
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Les œuvres de Jung nécessitent une très grande érudition (connaissance de la psychanalyse, de l'histoire des religions, des langues mortes et vivantes, des cultures etc.) pour être lues sans encombre. À l'aide du livre du Pr. Miguel Rojo Sierra, titulaire de la chaire de psychiatrie de l'Université de Valence et de références prises à Mme Frieda Fordham, membre de la Société de Psychologie Analytique de Londres, je vais essayer de mettre en évidence les principaux apports de CG Jung sans prétendre expliquer toute ses théories. Comme pour Freud ou le Bouddhisme, vous trouverez de la littératures, des sites et des personnes beaucoup plus aptes à cela. Ce que vous trouverez ici est plutôt une sorte de référent dans le but de dégager les convergences, les divergences, et de permettre une éventuelle vue d'ensemble. Si les internautes avertis identifient des erreurs, des inexactitudes, je leur serais très reconnaissant de bien vouloir me les faire comprendre. L'œuvre de Jung est tellement complexe… |
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Complexe d’Électre" Agamemnon est assassiné par sa femme Clytemnestre
et son amant Égisthe. Électre, fille d'Agamemnon et de
Clytemnestre, devenue esclave d’Égisthe, parvient à sauver
son frère Oreste en l’envoyant en Phocide. Elle prépare
en secret sa vengeance et l’exécute dès le retour d’Oreste,
devenu grand, en l’assistant dans le double meurtre de sa mère
et de son amant. Condamnée à mort par le tribunal présidé
par Athéna, elle est sauvée par Apollon. " |
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AssociationsJung utilise un liste de mots capables de susciter des émotions communes. Le sujet répond à chacun des mots- stimuli, rapidement, par le premier mot lui venant à l'esprit. lorsque le mot stimulus fait apparaître des émotions cachées, l'individu retarde la réponse. |
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Typologie |
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"il se produit toujours une relation indivisible entre le sujet et l'objet." la libido (une partie de l'énergie vitale) cherche un objet
sur lequel s'investir et se matérialiser.
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Ex: Pour le sensitif les processus psychiques s'organisent en "bon" ou "mauvais", "beau" ou "laid" Pour le perceptif un bois est un ensemble d'arbres, nombreux, différents
et pleins de détails; |
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Libido |
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L'énergie, pour les physiciens, existe précisément
parce que les différentes catégories de la nature peuvent
se convertir les unes dans les autres (force hydraulique en électricité,
électricité en chaleur, lumière, etc.) |
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Universalité de l'inconscientSuite à ses expériences psychanalytiques, Jung soupçonne
l'existence dans l'esprit humain, non seulement de contenus individuels
latents, mais aussi transindividuels. Jung étudie profondément les mythologies grecque et latine,
et entreprend de longs voyages en Algérie, au Sahara, au Kenya,
en Ouganda, en Inde, aux États- Unis. Il étudie différentes
cultures et il constate que les Africains, les Touaregs font des rêves
dont les thèmes sont analogues à ceux de la mythologie
grecque, et les Suisses ont des rêves qui correspondent aux mythologies
égyptienne ou hindoue. |
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Structures ou complexes de l'individuPersona : Partie de la personnalité dont nous avons
conscience et dans laquelle nous nous sentons comme des êtres
singuliers. |
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Archétypes |
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L'énergie vitale de l'inconscient collectif n'est pas indifférenciée
et homogène. Cette énergie s'accumule en noyaux dont les
organisations sont aussi autonomes entre elles. Ces accumulations d'énergie
de l'inconscient collectif, Jung les a appelées archétypes.
Ils sont communs à tous les hommes, et ont la propriété
de donner des formes diverses à la libido. Ils sont définis
comme des " potentialités psychiques formatives", comme
des expressions de l'énergie et de la vie.
3 archétypes fondamentaux:
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SymbolesLes symboles sont le langage des archétypes. Ils sont images,
comportements, faits, etc. |
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Anima / Animus |
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L'ombre est en contact avec la persona, l'archétype sexuel est en contact avec l'ombre, il est le pont, le médiateur entre la singularité de l'individu (persona + ombre) et l'inconscient collectif. Cet archétype est de sexe opposé à celui de l'individu. il est appelé anima pour l'homme et animus pour la femme. Cela veut dire qu'il possède aussi une typologie inverse (anima réflexive/ persona sensible, anima perceptive/ persona intuitive, etc.) AnimaC'est la "femme" intérieure que porte tout homme en lui. Elle ne représente pas une image concrète de femme, mais une énorme accumulation énergétique de "féminin". Le premier aspect de l'anima est la mère, puis les attributs d'autres femmes vont donner un contenu à la forme de l'anima. La libération de l'anima, de l'image maternelle, constitue un des problèmes les plus importants et délicats de l'évolution de la personnalité de l'homme, car la mère et la femme sexualisée sont toutes les deux des femmes, ce qui entraînera une grande confusion. Le symbole restera le même, mais pas sa signification, alors que pour la femme l'anima sera supplanté par l'animus. La femme fera le changement du maternel féminin à l'homme sexuel. Jung donne un exemple: "Ainsi par exemple, le coup de foudre est un tel cas. Imaginez que vous avez en vous une certaine image de la femme sans le savoir. Alors vous voyez cette fille où du moins une bonne imitation de votre type, et instantanément vous êtes saisi. Vous êtes "fait"... et plus tard il est possible que vous vous rendiez compte que c'était une erreur monumentale. Ou, vous voyez, un homme est assez capable, suffisement intelligent pour voir que cette femme de son choix n'est pas vraimment un choix, il a été capturé. Il voit que finallement elle ne lui convient pas et que c'est très compliqué , et il me dit ainsi : -pour l'amour de dieu, Docteur, aidé moi à me débarrasser de cette femme. Il ne peut pas, il est comme prisonnier. Et c'est ça l'archétype." Cette libération exige une dépense d'énergie, pour cela il faut faire appel à un autre transporteur d'énergie, l'archétype de l'initiation ou du héros. Ce dernier exprime les moyens symboliques grâce auxquels l'ego se sépare des archétypes évoqués par les images des parents durant l'enfance. L'homme, libéré de la mère, voit les autres femmes devenir les réceptacles des tendances de l'anima. Quand une image de femme devient le symbole archétypal, elle devient imago de l'anima. L'anima n'est pas une femme précise, mais un archétype
très puissant, un personnoïde qui englobe en soi l'essence
de toute féminité ( la fille, la sœur, l'épouse,
la maîtresse, la fée, la sorcière…personnoïde
exclusif, accaparant). L'anima possède toutes les caractéristiques
positives et négatives de la féminité au sein de
son autonomie. L'homme, extérieurement polygame, a pour archétype
sexuel une figure unique, et se conduit avec l'anima (femme intérieure,
en lui) de manière monogame. L'anima se développe en 4 phases :
Il existe une 5e phase que Jung n'a pas décrite explicitement, celle de la sagesse transcendantale dont les imagos correspondent à la "Rose Mystique" catholique ou au Lotus aux mille pétales hindou ou bouddhique. |
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AnimusC'est l'homme intérieur, un archétype doté d'éléments
masculins tels que l'initiative, l'audace, personnoïde directif,
conquérant de ce qui est nouveau. Sa possessivité est
plus axé sur l'expansion que sur la rétention.
Ces différentes imagos transportent une formidable énergie permettant à la vie d'acquérir un sens nouveau. Dans sa structure interne l'animus est hétérogène, multiple au contraire de l'anima qui est unique. La femme est monogame à l'extérieur, et polygame à l'intérieur. L'animus s'exprime par des opinions acceptées sans critiques, des préjugés que la femme appelle "ses principes" qui sont en général appliqués avec une totale inflexibilité, tant que les dogmes ne se renouvellent pas. Lorsqu'une femme change de principes, elle change sa manière de vivre. L'imago du héros qui, chez l'homme représente l'archétype du héros (qui permet le processus de libération de la mère vers la femme sexuelle),est une imago de l'animus lui même chez la femme. Cette figure archétypique "s'anime surtout lorsque, pour des raisons obscures, la conscience ne peut plus suivre les sentiments et les instincts provenant de l'inconscient: au lieu et place de l'amour et de l'abandon, apparaissent masculinité, humeur querelleuse, affirmation entêtée de soi-même et le démon de l'opinion aux formes extrêmement variées. (Puissance, au lieu d'amour!) L'animus n'est pas un homme réel, mais un héro infantile quelque peu hystérique, dont les défauts de la cuirasse laissent transparaître le désir d'être aimé" (Métamorphose de l'âme et ses symboles, p.505) |
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L'archétype "Lumière"Il a été peu explicité par Jung qui y fait référence
dans le processus "d'individuation" (la formation de soi-même).
Il est l'archétype du surnaturel, de l'au-delà. Ses symboles
sont la luminosité et la force. Il révèle des forces
ou pouvoirs qui ont une provenance différente des mondes spatio-
temporels imaginables. Il est le tremblement et la fascination. Symboles
chez l'homme : la Sophia ( l'antique connaissance spirituelle),
le feu (qui représente Yahvé et qui parle à Moïse
sur le Mont Sinaï), un ange, un dieu; chez la femme: imagos de
la Pythonisse (prophétesse dans la Grèce antique), de
la Sybille, de la connaissance de la nature. Jung a appelé cet
archétype "lumière" pour la femme: Magna Mater. |
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L'archétype cosmiqueIl est le représentant de l'inanimé. "Le cristal symbolise l'expérience la plus simple et la plus profonde d'un objet externe que l'homme puisse avoir, dans ces moments où il se sent immortel et inaltérable…". La disposition ordonnée du cristal évoque le sentiment intuitif que même la matière appelée "morte" est dotée d'un principe ordonnateur spirituel. Sans savoir pourquoi (l'archétype est inconscient), les indiens Navajos traitent une personne malade en faisant des dessins géométriques et symétriques pour l'harmoniser avec elle même, avec le cosmos. Cette empreinte géométrique et symétrique est le fondement des mandalas - symboles et imagos de cet archétype - et du processus d'individuation. |
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Individuation |
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L'individu est organisé en structures/ complexes opposées/ symétriques (<>): Persona <> Ombre Le "conscient", le moi qui sait et fait en soi, se situe dans la persona. La totalité de l'individu (de son psychisme) n'est pas identifiable à ce que l'on a comme conscience de soi-même. Si le moi est le centre de la persona, et si la persona n'est qu'un pôle de l'individu, alors nous sommes décentrés. Jung considère qu'il est essentiel que le moi se centre dans le noyau authentique de l'individu pour l'humain qui veut se développer et se réaliser: il appelle cela processus d'individuation. La majorité des humains ne développent pas leur individualité,
ils ignorent leurs possibilités qui leur restent "obscures".
Ces énergies influent sur leur comportement, mais ils ne différencient
pas la part du moi, croyant agir volontairement, de la part manipulée
par les personnoïdes internes. Chaque complexe agissant comme "entité
personnifiable" limite le libre arbitre. Lorsque la persona se confronte à l'ombre, surgit alors quelque
chose de nouveau qui n'est ni la persona, ni l'ombre et qui dépasse
leurs différences. Une personne peut continuer toute sa vie à s'identifier à sa persona, son masque extérieur. Tant le jeune qui prétend être "libéré" en fumant de la drogue, en buvant de l'alcool, que la femme qui se croit "sexuellement libérée", ou que l'homme "sérieux", plein de principes qui ne tolère pas la moindre entorse à la moralité, tellement identifié à son prestige, à l'ordre, sa charge, son rang, qu'il doit vivre avec une rigidité extérieure inflexible, ils sont tous dirigés par leur persona. Cette identification au rôle extérieur de la reconnaissance sociale ou à un prototype éthique imaginaire ferme le moi à la voie du processus: Jung appelle cette situation "désindividuation". L'être humain reste alors possédé par sa persona. |
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Dynamique |
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Parvenir à être soi-même implique un déplacement intérieur du moi-persona au moi-en-soi-même. Ce déplacement ne se réalise pas dans un sens unique linéaire: le déplacement vers l'individuation est oscillatoire. Il y a le mouvement progressif et le mouvement régressif ( L'Énergétique psychique, CG Jung). Cela renvoie au principe d'extraversion et d'introversion. Toute attention dirigée, tout effort mental provoque et oriente un mouvement d'énergie. Toute fatigue ou tout approfondissement du niveau de conscience (en particulier dans le sommeil) produit une régression dans l'énergie indifférenciée. La régression fait gagner en force vive et perdre en différenciation. |
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Étape 1Se rendre compte que l' "on" n'est pas "tout". Seul l'être qui
n'est pas prisonnier de sa persona, ni esclave dogmatique "de la vérité
et des traditions" réunit les conditions pour entamer le processus
de dépossession et peut "s'ouvrir" par désidentification.
Il faut être capable de dire: " Je ne suis pas celui que je
croyais être jusqu'à maintenant, je ne suis pas celui que
j'appelle être moi, je ne suis ni mes projets, ni l'image que
les autres et moi-même ont de moi, je suis un inconnu et je me
cherche". Cela revient à se détacher des structures
conventionnelles de la persona, ce qui entraîne une certaine insécurité
car il n'y a plus les repères "habituels" de la persona, d'où
une certaine dépersonnalisation et une désorientation
certaine. |
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Les rêvesL'ordonnances des rêves échappe aux lois de la causalité, du temps et de l'espace. Le langage des rêves est archaïque, prélogique, visuel, et ne peut être connu que par un mode d'interprétation très particulier. Les rêves sont non seulement des informateurs de l'inconscient, mais aussi des véhicules d'une énergie de par leurs symboles. Ils sont aussi des avertissements en obligeant une confrontation et un ajustement des divers aspects de "l'autre face de notre psychisme". Certains rêves sont l'expression de circonstances qui se répètent de temps en temps dans l'histoire humaine, et qui affectent la collectivité humaine. Pour cela, Jung pense que les rêves peuvent parfois être prophétiques. |
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L'imagination activeÉvoquer des symboles: l'attitude de Jung est opposée à celle de Freud, au lieu de réduire les images à l'expérience première qui leur a donné naissance, Jung les amplifie avec toutes les images analogues possibles. Il survient ainsi le moment où la signification s'illumine d'elle même. Si A, B, C, D sont les contenus des rêves et des imaginations, en les amplifiant par leurs analogies, même mythiques, ils parviennent à se lier entre eux, et alors seulement le symbole E "monte" à la persona. Il peut alors se produire un transfert d'énergie du symbole vers le moi. Le moi peut alors réorganiser ses comportements vis à vis de l'extérieur et de l'intérieur. Les mouvements de régression (imagination active où l'individu prend part à la situation imaginée), de progression et le déplacement sont ainsi libérés. |
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Étape 2 |
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Ayant cessé de placer le centre de ses motivations dans la "reconnaissance
sociale" et les systèmes conventionnels, en acceptant ce qui
est contraire à son système de valeurs, sans pour autant
se retourner contre son système, l'individu commence à
découvrir ses propres qualités négatives. Si l'individu ne prend aucune attitude de refus ou d'auto-justification, ces aspects négatifs se manifestent au cours de rêves et parlent de cette autre face (le côté obscure de la force…) jusqu'à ce qu'au fil des séances de psychothérapie, la personne découvre qu'elle possède ces mauvais côtés. Ce processus d'assimilation de l'ombre peut laisser apparaître des comportements "condamnables" -par la morale sociale -, lorsque le niveau de conscience baisse par fatigue ou sous l'effet de médicaments. À la fin de cette étape, l'individu a beaucoup changé:
il ne juge plus autrui, il devient plus compréhensif, plus fraternel
avec le misérable, s'approfondit s'il était superficiel,
et s'impartialise, s'il était partisan. Son moi s'est déplacé
vers une position où le bien et le mal sont relativisés,
et où le grave défaut de l'autre est vécu comme
un défaut personnel. |
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Étape 3C'est la confrontation à l'archétype sexuel (anima, animus).
C'est après avoir assimilé l'ombre que les images de l'anima/
animus acquièrent leur plus grande intensité. Le moi,
évitant la grande perte d'énergie liée à
la répression des pulsions négatives ou inhabituelles
de l'ombre, acquiert plus de force et peut alors se confronter au collectif.
C'est le début d'une INITIATION: le dépassement de la
dualité que la personne traînait depuis son enfance, du
fait de la relation à sa mère. |
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Étape 4 |
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C'est la rencontre de l'archétype "lumière". Le processus d'intégration de l'anima/ animus s'achevant, des imagos de ceux-ci apparaissent, correspondant à des animaux représentant les profondeurs de la Terre Mère (reptiles, poissons); le serpent est la figue symbolique de l'archétype sexuel. Si l'animus et l'anima finissent par se transformer en messagers de la profondeur de la psyché, leur symbole (le serpent) est une représentation de la médiation entre la Terre et le Ciel. La rencontre avec l'archétype "lumière", qui est donc précédée de ces symboles telluriques (symboles de la transcendance, dixit Jung) donne naissance à des imagos opposées, aériennes (oiseaux). L'archétype sexuel était "infernal" ( de "inférieur", du "monde d'en bas") et lié à la vie; maintenant apparaît le ciel que notre culture considère comme l'endroit où montent les morts (les esprits). Des imagos exprimant "le voyage solitaire" avertissent d'une mort symbolique, non physique. L'individu doit affronter le pouvoir en soi.. La première tentation est que le moi, ayant survécu à l'antithèse de l'autre sexe, tombe dans le piège de s'identifier au pouvoir transcendant. Les images apportent des signes de l'incommensurable (aigles géants, cétacés, volcans, soleils irradiants, apocalypses), toute image suggérant une omnipotence et une omniprésence. Ici il y a une alternative: le recul ou l'affrontement. Le reculLe sujet, devant les présages menaçant de ces symboles, abandonne le processus d'individuation, et libère l'individualité de la psyché collective par un rétablissement de la persona, en se "cramponnant" au monde du dehors. Une nécessité externe va remplacer la nécessité interne. Mais cette possibilité est réservée à ceux qui ressentent un attachement profond à la terre, dans le silence du transcendant qui sous de multiples formes exerce son pouvoir. Les autres ne pourront pas reculer, car la sortie vers la vie simple leur sera fermée à jamais, ils seront obligés d'affronter… |
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L'affrontementLa personne qui se trouve à cette étape est en grave danger d'être "dévorée" par l'archétype "lumière": si elle cède à la tentation de s'identifier, elle se sentira détentrice du pouvoir suprême et tombera alors dans la psychose (en se prenant pour Dieu ou un prophète ou un disciple d'un prophète imaginaire). Jung a donné à ces états le nom d' "inflation psychique", car ils indiquent une extension de la personnalité au-delà des limites individuelles. Cette situation psychique pathologique dans laquelle se trouve l'ego identifié à et possédé par l'archétype "lumière" est appelée personnalité - mana ( mana: pouvoir magique transférable). Seule solution: faire acte d'humilité, avoir un travail utile qui l'accrochera à la terre (humilité provient du latin humus = terre). Si cette humilité est acquise, le moi ne se gonfle pas de pouvoir et il survient, du fait du renoncement, une transformation totale: un mystérieux archétype latent s'active; l'archétype "Selbst", le Soi. |
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Selbst |
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C'est le but du processus d'individuation. après les 4 étapes
qui viennent d'être décrites, une nouvelle situation apparaît:
la partie obscure (l'ombre) est devenue consciente. Le sexuel contraire
(anima/ animus) s'est différencié en nous. Notre relation
avec l'esprit (l'archétype "lumière") s'est faite claire,
l'orgueil de la personnalité - mana a été dépassé.
C'est la prise de conscience à leur égard, et le fait
de se libérer de leurs contenus symboliques autonomes - en les
restituant dans la conscience et en renonçant à s'approprier
le pouvoir (énergie) ainsi dégagé - qui font que
le danger disparaît de lui même. |
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Le Selbst marque l'ultime étape du difficile chemin de l'individuation.
Après les nombreuses régressions indispensables aux progressions,
le Selbst est la progression parvenue à terme, la formation
de soi. |
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SynchronicitéLes types de relation les plus connues sont la causalité et
la motivation. La persona ne connaît pas l'ombre, et la rencontre
des deux n'est motivée par aucun désir concret,
il y aurait plutôt aversion. Elle n'est pas non plus "causale",
car la libido ne peut être identifiée à l'énergie
physique. Ex: si je pense aller en ville en voiture, mais qu'elle tombe en panne,
et si je me souviens alors d'un ami garagiste, et qu'à ce même
moment il frappe à ma porte en disant: "je passais ici par hasard
et je me suis dit, je vais monter le voir", il peut s'agir d'une coïncidence.
Mais si, ensuite il me dit qu'il devait prendre l'avion ce mâtin
et que sa voiture est aussi tombée en panne sur la route de l'aéroport
et que c'est pour cette raison qu'il a fait le détour pour venir
me voir…le nombre de coïncidences simultanées devient une
synchronicité. |
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